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Prix des carburants : une taxation confiscatoire sans alternatives crédibles !

Stéphane Demilly, Député de la Somme, interpelle le Premier ministre sur la hausse du prix des carburants sans que, parallèlement, des alternatives crédibles ne soient envisageables, particulièrement pour les habitants des territoires ruraux.

« Porter le prix des carburants à un niveau record, par une taxation confiscatoire, sans mettre en place, parallèlement, une véritable politique d’accompagnement vers d’autres modes de transport est injuste et incompréhensible pour toutes celles et ceux qui n’ont pas d’autre solution que la voiture pour aller travailler » écrit-il notamment.

Il souligne également que « les habitants des « espaces à dominante rurale » travaillent en moyenne à 28,4 kilomètres de leur domicile » et « pour une écrasante majorité d’entre eux, il n’existe aucun transport en commun leur permettant d’effectuer ces trajets. Les prix d’achat des véhicules dits « propres » sont par ailleurs prohibitifs pour les familles ayant des revenus modestes. A l’approche des fêtes de Noël, leur ras-le-bol légitime est plus que palpable. »

Ci-après, l’intégralité de la lettre qu’il adresse au Premier ministre :

« Monsieur le Premier ministre,

Au moment où j’écris ces lignes, le prix du litre de gazole a dépassé la barre des 1,50€ dans la plupart des stations-services de notre pays et dépasse souvent les 1,60€ pour l’essence sans-plomb. La fiscalité représente plus de 60% de ces prix.

Si nous partageons tous l’urgence environnementale à agir, la transition écologique doit se faire par une politique d’ensemble faite d’alternatives au recours aux énergies fossiles.

Pour changer les habitudes et mettre en œuvre la nécessaire transition vers des modes de transport plus respectueux de l’environnement, il est en effet indispensable que nos concitoyens puissent avoir accès à des solutions réalistes techniquement et financièrement pour le plus grand nombre.

Député d’un département rural, qui compte 779 communes, dont 80% dénombrent moins de 1 500 habitants, je ne peux que m’insurger contre la méthode actuellement employée.

D’après les chiffres de l’INSEE, en région Hauts-de-France, 71 % des actifs occupés travaillent hors de leur commune de résidence. Cela place notre région en tête de toutes les régions françaises pour les déplacements domicile-travail. Par ailleurs, les habitants des « espaces à dominante rurale » travaillent en moyenne à 28,4 kilomètres de leur domicile.

Pour une écrasante majorité d’entre eux, il n’existe aucun transport en commun leur permettant d’effectuer ces trajets. Les prix d’achat des véhicules dits « propres » sont par ailleurs prohibitifs pour les familles ayant des revenus modestes.

A l’approche des fêtes de Noël, leur ras-le-bol légitime est plus que palpable et se traduit par des appels à la mobilisation partout en France.

Porter le prix des carburants à un niveau record, par une taxation confiscatoire, sans mettre en place, parallèlement, une véritable politique d’accompagnement vers d’autres modes de transport est injuste et incompréhensible pour toutes celles et ceux qui n’ont pas d’autre solution que la voiture pour aller travailler.

Dans l’attente d’un plan d’actions concrètes fait de solutions crédibles pour les habitants de nos communes rurales, je vous demande donc de  reconsidérer votre politique fiscale sur les carburants.

Je me mets par ailleurs à votre disposition pour vous apporter les nombreux témoignages de nos concitoyens dont le pouvoir d’achat ne permet plus de vivre dignement de leur travail une fois le carburant, le logement et le chauffage payés.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Premier ministre, l’expression de toute ma considération. »

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