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Question au Gouvernement 30/10/2013

Stéphane Demilly interpelle le Premier Ministre sur la précarité fiscale

 Monsieur le Premier Ministre,

En premier lieu, les députés UDI ont accueilli avec une immense joie la libération de nos 4 otages détenus au sahel.

Nous tenons à féliciter le gouvernement  et tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à cette victoire de la liberté.

 

Monsieur le Premier Ministre, comme mes collègues, je fais régulièrement des permanences en circonscription.

Et les préoccupations relatées sont à 90% celles du logement et de l’emploi.

Mais depuis quelques  semaines, un 3ème sujet a fait son apparition,  celui des impôts.

 

Je ne parle pas des patrons de clubs de foot venus se plaindre de la taxe à 75% …

Je ne parle pas de la colère des classes moyennes

 

Non, je vous parle de gens modestes,

dont le revenu tourne autour du SMIC,

et qui se découvrent imposables du jour au lendemain, sans savoir comment faire face…

 

Je vais vous donner un exemple concret pour ne pas être taxé (si j’ose dire) de propos mensongers.

Vendredi dernier, à Péronne, je reçois en permanence une dame veuve de 75 ans.

 

Elle me donne copie de ses deux avis d’impôts 2012 et 2013.

 

En 2012, son revenu fiscal de référence était de

14 257 €. Elle ne payait pas d’impôt sur le revenu ni de redevance audiovisuelle.

 

Pour 2013,  son revenu fiscal est de 14 554 €, c’est-à-dire quasiment la même chose.

 

Mais là, elle doit payer 244 € d’impôt sur le revenu plus 131 € de redevance audiovisuelle, soit 375 € d’impôts supplémentaires.

 

Sans même compter les effets de l’inflation, son reste à vivre 2013 est inférieur à celui de 2012.

 

Après la précarité énergétique, c’est la précarité fiscale qui touche les plus modestes des Français….

 

Monsieur le Premier Ministre, sans polémique, je souhaite tout simplement, comme cette dame qui vous regarde, entendre vos explications.