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Question écrite 29/08/2014

Politique de sécurité routière

Stéphane DEMILLY attire l’attention de Monsieur le Ministre de l’Intérieur sur la politique de sécurité routière. Depuis 2002, à la suite de la volonté exprimée par Jacques CHIRAC, Président de la République, tous les moyens ont été mis en œuvre pour diminuer le nombre d’accidents sur les routes. Douze ans après cette décision, les résultats en nombre de vies sauvées et de blessés évités sont très positifs. La limitation de vitesse, contrôlée par les radars, a sans nul doute joué un rôle. Cependant, la poursuite de l’équipement en radars fixes et mobiles et l’accroissement considérable des contraventions risquent désormais de mettre en cause l’effort accompli par les conducteurs de véhicules qui doutent de plus en plus des motivations de sécurité routière. D’autant plus que les contraintes techniques d’installation, la diversité des limitations de vitesse parfois incohérentes, la tentation de la facilité pour effectuer les contrôles, leur absence dans des zones particulièrement accidentogènes tendent à accroître leurs doutes. Cette tendance démotivera les conducteurs et démobilisera les principaux acteurs de la lutte pour améliorer la sécurité routière. Avant qu’une telle issue ne soit atteinte  il souhaite savoir s’il est prêt à ouvrir sur ce sujet le débat public qui s’impose et quelles propositions concrètes il est susceptible de faire pour que la sécurité routière devienne une priorité acceptée par tous.