imprimer cette page

Question écrite 28/10/2014

Réforme du statut de la profession de pharmacien

 Monsieur Stéphane DEMILLY attire l’attention de Monsieur le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le statut de la profession de pharmacien pour lequel il a annoncé, dès sa prise de fonction, vouloir poursuivre le travail de réforme imposé par son prédécesseur. Sur la base d’un rapport de l’inspection générale des finances (IGF) faisant reposer son analyse sur des arguments essentiellement financiers, le Gouvernement envisage de remettre en cause ce service de santé publique et d’accueil social. Le Gouvernement envisage donc le dépôt d’un projet de loi prochainement sur les professions réglementées, prévoyant notamment l’assouplissement de la composition du capital des officines pharmaceutiques ainsi que la vente de médicaments à prescription facultative en grandes surfaces. Le Gouvernement souhaite ainsi s’attaquer à une profession de proximité, qui compte environ 22 000 pharmaciens répartis équitablement sur le territoire et qui assure un service vital 24 heures sur 24 alors même que la priorité des priorités devrait être de lutter activement et efficacement contre le chômage. Certes, il convient de s’interroger sur la préservation de notre système de santé et de son financement mais une telle réforme, en état, entraînerait de fait la mise en péril de nombreux emplois et in fine, un affaiblissement de l’accès à la santé pour l’ensemble des Français. Aussi, il lui demande dans quelle mesure ce projet élaboré sans réelle concertation, et qui fait l’impasse sur les nombreuses remarques et suggestions de la profession, pourrait d’abord s’appuyer sur un véritable dialogue avec les pharmaciens et leurs organes représentatifs, afin de prendre en compte la réalité de la  responsabilité et du professionnalisme des pharmaciens, la qualité de leur mission sans oublier les conséquences en termes humains d’une telle réforme.