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Communiqué de presse 30/09/2015

Evénements de Roye : Stéphane Demilly interpelle le Premier ministre lors des Questions au gouvernement

Stéphane Demilly, Député de la 5ème circonscription de la Somme, a interpellé Monsieur le Premier ministre lors de la séance de Questions au gouvernement cet après-midi suite aux événements qui se sont déroulés à Roye cet été.

« Le mardi 25 août dernier une terrible fusillade faisait en effet quatre morts, dont un nourrisson et un gendarme, ainsi que plusieurs blessés.

Le vendredi suivant, le juge d’application des peines, suivant les réquisitions du procureur d’Amiens et en application stricte de la loi, refusait au fils et au neveu de l’une des victimes membres de la communauté des gens du voyage une autorisation de sortie provisoire pour se rendre aux obsèques.

Dès lors, ce terrible événement basculait dans une autre dimension.

Dans la nuit du vendredi au samedi, une soixantaine de personnes installait un barrage à hauteur du péage de Roye sur l’A1, une des autoroutes les plus fréquentées d’Europe, brûlant des pneus et des palettes sur la chaussée.

Plusieurs milliers d’automobilistes étaient ainsi bloqués de nombreuses heures en plein week-end des retours de congés d’été et à la veille de la rentrée scolaire.

L’objectif ? Faire changer une décision de justice qui ne convenait pas.

Le samedi matin, la Cour d’appel d’Amiens autorisait alors en urgence les deux détenus à assister, sous escorte, aux funérailles de leur père et oncle.

Le barrage fut levé progressivement et la circulation rétablie le samedi soir.

Monsieur le Premier ministre, ce revirement, sous la pression, la violence et les menaces… est catastrophique pour l’opinion publique.

Il envoie à nos concitoyens le message qu’il faut casser, détruire, menacer pour obtenir gain de cause… ce qui est inacceptable dans un Etat de droit.

Ce n’est pas la décision en elle-même de permettre aux deux détenus d’assister à ces obsèques qui est choquante (décision que je n’ai pas à commenter), mais la méthode : le refus, puis l’acceptation en cédant sous la pression et la violence.

On aurait dû accepter tout de suite ou pas du tout.

Car l’amertume, l’incompréhension, la consternation et la colère des forces de l’ordre et des habitants du territoire… sont grandes.