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Question écrite 17/12/2015

M. Stéphane Demilly alerte M. le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique sur le comportement intolérable des dirigeants du groupe industriel Pentair vis-à-vis des salariés de ses sites installés en France, et plus particulièrement sur la situation de l’entreprise basée à Ham dans la Somme.

Ils ont en effet décidé de fermer cette unité de production picarde et de supprimer ainsi 132 emplois. Les sites d’Armentières et de Saint-Ouen-l’Aumône sont également menacés avec respectivement la suppression de 25 et 49 emplois.
La nouvelle stratégie du groupe industriel laisse à penser qu’une volonté de désengagement de la France est enclenchée.
Pourtant, ses dirigeants reconnaissent la qualité du travail accompli à Ham ainsi que les résultats positifs du site avec par ailleurs un carnet de commandes bien rempli.
Ils évoquent la situation globale à l'échelle mondiale pour motiver leur décision.
Après une année 2015 qui a vu les objectifs du site atteints dès le mois de novembre, il y a déjà 8,4 millions d’euros d’inscrits au carnet de commande 2016 et des prévisions commerciales à hauteur de 31 millions d’euros pour l’avenir. Cette unité, qui dégage 18% de marge brut, apparaît également comme la plus rentable d’Europe.
La décision de sa fermeture est donc totalement inacceptable humainement et incompréhensible économiquement. Elle aura par ailleurs des répercussions terribles sur les nombreux sous-traitants qui vivent de son activité ainsi que sur l’ensemble du tissu économique local.
Des investissements ont également été réalisés dernièrement, ce qui en fait une usine moderne, compétitive avec un savoir-faire reconnu de tous depuis des décennies.
Elle a par ailleurs été certifiée ISO 9001 et ISO 14001. C’est donc un non sens total de la fermer aujourd’hui !
Les principaux clients de ce groupe, dont l’Etat est actionnaire minoritaire ou majoritaire, doivent prendre leurs responsabilités et faire comprendre à ses dirigeants que l’on ne peut pas se comporter ainsi en France sans en subir les conséquences.
L’Etat actionnaire de ces entreprises, au premier rang desquelles Areva, EDF ou encore DCNS, doit intervenir sans délai pour que les clients français du groupe Pentair réaffirment leur attachement au travail accompli par les sites français.
Stéphane Demilly souhaite donc connaître les dispositions que le gouvernement entend prendre afin d’agir en ce sens et faire réviser la position des dirigeants du groupe industriel Pentair.