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Communiqué de presse 12/01/2016

Fermeture du site Pentair de Ham: Stéphane Demilly interpelle le gouvernement à l’Assemblée nationale

Lors de la séance de Questions au gouvernement de ce mardi, Stéphane Demilly, Député de la Somme, a interpellé le gouvernement sur la fermeture de l’usine du groupe industriel Pentair à Ham.

C’est le Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique qui lui a répondu et qui a annoncé avoir pris contact avec les dirigeants français et américains du groupe Pentair.

Malgré cette réaction tardive, après plusieurs interpellations depuis le mois de décembre, il s’agit pour Stéphane Demilly d’un premier pas vers une prise de conscience du gouvernement sur ce dossier.

Il reste vigilant et totalement mobilisé pour que le Premier ministre s’engage totalement dans cette bataille.


Vous trouverez, ci-après, les termes de l’intervention de Stéphane Demilly :

« Monsieur le Premier ministre, l’industrie de notre pays a perdu plus de 41 000 emplois en 2015.

Et l’année s’est achevée sur une nouvelle annonce de suppression d’emplois, dans l’entreprise Pentair à Ham, dans la Somme.

Je veux ici vous en exposer la situation sous forme de charade que j’intitule « la charade de l’inacceptable et de la provocation ».

Mon 1er a un carnet de commandes bien rempli,
Mon 2ème réalise près de 20% de marge brut,
Mon 3ème a donné, ces dernières semaines, 46 heures de travail hebdomadaire à ses salariés face à la forte demande,
Mon 4ème compte parmi ses importants clients, de nombreuses entreprises dont l’Etat est actionnaire.

Mon tout, Monsieur le Premier ministre, est une usine qui va fermer ses portes, au cœur de la région Nord-Pas-de-Calais – Picardie, sans que le gouvernement ne réagisse !

L’ironie de cette charade peut sembler choquante mais elle n’est pas à la hauteur du cynisme dont ont fait preuve les dirigeants de ce groupe américain, qui la veille du 25 Décembre, ont annoncé (à la stupéfaction générale) en guise de cadeau de Noël aux 133 salariés de l’usine leur licenciement.

Avec Xavier Bertrand, nous avons rencontré le Comité de direction de ce groupe, en Suisse, vendredi dernier.

Nous avons expliqué notre totale incompréhension et le désarroi des salariés face à l'annonce de cette fermeture injustifiée du site de Ham, et des réductions d'effectifs à Armentières et Saint-Ouen-l'Aumône.

Le 18 janvier prochain, lors de la réunion du Comité Central d’entreprise, la direction projette probablement de confirmer cette fermeture… le jour même (autre ironie de l’histoire) où le Président de la République présentera son plan d'urgence pour l'emploi.

Mais pour Ham, il sera trop tard !

Monsieur le Premier Ministre, l’Etat-client a son mot à dire…et ne pas réagir, c’est cautionner cette fermeture !

Je vous en conjure, prenez l’initiative d'une rencontre en urgence avec les plus hauts responsables de ce groupe industriel. Une fois de plus, le 18, il sera trop tard ! »