imprimer cette page

Communiqué 05/02/2018

Mission Centenaire de la Première Guerre mondiale: Stéphane Demilly fermement opposé à la création d’un nouvel équipement

 Stéphane Demilly, Député de la Somme, tient à réagir avec force aux déclarations de Joseph Zimet, directeur général de la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale, relative à la création d’une nouvelle structure liée à ce conflit.

 

Par courrier, il lui écrit ainsi :

 

« Monsieur le Directeur général,

 

Député d’un territoire qui a été le siège des combats les plus sanglants de la Première Guerre mondiale, avec ceux de Verdun, je tiens à réagir à la volonté de la Mission Centenaire de créer une structure dédiée à la Grande Guerre à Amiens.

 

L’idée d’investir des fonds, et donc de l’argent public, dans un nouvel équipement me semble contradictoire avec la nécessité de renforcer les sites déjà existants.

 

En cette fin de période de commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale, l’Historial de la Grande Guerre à Péronne et le Musée Somme 1916 à Albert, notamment,  méritent en effet toutes les attentions.

 

Ils sont portés par des équipes de passionnés, engagés depuis de nombreuses années et dont le travail est unanimement reconnu. Leur action est par ailleurs profondément ancrée sur notre territoire et leur rayonnement au-delà de nos frontières n’est plus à démontrer. Ils ont en effet tissé des liens étroits avec les acteurs nationaux et internationaux impliqués dans le travail de recherche et le devoir de mémoire liés à la Première Guerre mondiale.

 

J’ai eu le plaisir de vous accueillir plusieurs fois à l’est de la Somme, dans ma circonscription. Vous y avez rencontré celles et ceux qui font vivre ces musées mais aussi les acteurs associatifs et culturels, ainsi que les élus locaux. Vous avez pu constater leur engagement de chaque instant en faveur du devoir de mémoire ainsi que la qualité du travail qu’ils accomplissent.

 

La création d’une nouvelle structure, basée à Amiens, à l’issue du centenaire de la Première Guerre mondiale, ne manquerait pas de susciter des interrogations légitimes auxquelles je m’associerais avec force.

Cette décision anachronique, inopportune, dispendieuse et condescendante vis-à-vis des structures existantes m’apparaît en effet aussi provocatrice que déplacée !

 

Soucieux d’être entendu de votre part et vous renouvelant le respect que je porte au travail accompli par la Mission Centenaire que vous dirigez, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’expression de mes salutations distinguées. »