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Question au Gouvernement 20/12/2011

Sur la question des fermetures de classe à la rentrée 2012

 

Ma question s’adresse au Ministre de l’Education nationale.

Dans la Somme, comme dans les autres départements français j’imagine, l’Inspecteur d’Académie et les Inspecteurs de l’Education nationale commencent à alerter les élus locaux sur les éventuelles fermetures de classe ou (je cite la lettre que j’ai reçue en tant que maire) sur « les fragilités constatées concernant les effectifs des écoles ».

Or, nous avons en tête les propos du président de la République, tenus le 21 juin dernier en Lozère, assurant que « le nombre de fermetures de classes n'excèdera pas le nombre d'ouvertures liées aux évolutions démographiques ».

Beaucoup d’élus locaux, de directeurs d’école et de parents d’élèves avaient alors interprété ces propos rassurants comme l’annonce d’un moratoire sur les éventuelles fermetures de classe à la rentrée 2012.

C’était probablement un excès d’optimisme, car, si on s’attache aux mots utilisés par le président de la République, ce n’est pas tout à fait le cas.

En effet, en cas de baisse des effectifs, des fermetures de classes pourraient intervenir dans les écoles maternelles et primaires.
En revanche, si on se fie à ce que je pense être l’esprit de la déclaration du Président et non à la lettre, nous sommes en droit de penser que l’année 2012, sauf — bien sûr — situation exceptionnelle de détérioration de la démographie scolaire, sera une année sans fermeture de classe.
Pouvez-vous, Monsieur le Ministre, nous donner votre propre lecture de cette déclaration présidentielle et nous indiquer la façon dont vous entendez la traduire dans les faits ?
Envisagez-vous de faire preuve d’une tolérance toute particulière dans le calcul des effectifs à la prochaine rentrée scolaire avant de prendre vos décisions ?
Votre réponse, vous l’imaginez bien, sera très écoutée et très relayée, notamment dans le monde rural.