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Audition 25/01/2012

Audition d’Alexandre de JUNIAC Directeur Général d’Air France

Intervention de Stéphane DEMILLY


Je voudrais tout d’abord remercier Alexandre de JUNIAC de son intervention très claire et très argumentée devant notre commission.

Je voudrais ensuite, pour ma part, évoquer quatre points.

En premier lieu, je voudrais aborder la question de la maintenance.

La compagnie Air France a fait depuis toujours le choix d’assurer elle-même la maintenance de ses propres appareils, et sa filiale Air France Industries commercialise par ailleurs ce savoir-faire.

Je crois savoir, et je parle ici bien sûr sous votre contrôle, Monsieur le Directeur Général, que vos sites de maintenance en France sont au nombre de quatre, à savoir:

- Paris-Charles de Gaulle pour le petit entretien de l’ensemble de la flotte,
- Orly pour le grand entretien des gros porteurs et le petit entretien de la flotte,
- Toulouse Blagnac pour le grand entretien des petits porteurs,
- Le Bourget et Villeneuve-le-Roi, enfin, pour l’entretien des composants.

En dehors du site de Toulouse, il s’agit donc d’une implantation très francilienne.

Ma question est par conséquent la suivante : de même qu’Air France a récemment décidé de jouer la carte de la proximité pour mieux contrer le TGV et les compagnies low-cost, en créant 4 bases de province, envisagez-vous de créer des sites de maintenance de proximité en région ?

Ma seconde question porte sur la part des matériaux composites dans la fabrication des avions.

Air France a ainsi en effet, récemment passé, commande de 25 A350, le nouveau long-courrier d’Airbus, dont la conception fait largement appel au composite.

Comment voyez-vous l’avenir du composite dans le développement du transport aérien ? Est-ce selon-vous une demande conjoncturelle des compagnies aériennes ou bien plutôt une tendance de fond ?

Ensuite, je voudrais vous interroger sur l’utilisation du biocarburant pour le transport aérien.

Le 13 octobre 2011, en effet, Air France a réalisé un vol avec du biocarburant sur la navette Toulouse-Paris Orly.

Ce vol a été une réussite remarquable sur le plan du développement durable, puisqu’il a permis une émission de seulement 54 grammes de CO2 par passager et par kilomètre, soit la moitié des émissions constatées sur un vol utilisant du carburant traditionnel.

Quelles sont par conséquent les perspectives et les objectifs que vous vous êtes fixés en matière d’utilisation de biocarburant pour vos vols commerciaux ?

Enfin, je voudrais connaître la stratégie économique qui vous anime sur deux sujets:
 tout d'abord, vis à vis des compagnies low-cost qui glanent des parts de marché de plus en plus prépondérantes. Comment voyez vous l'avenir en ce domaine?
 Et ensuite, vis à vis de Lufthansa, qui tout en étant dans le me modèle économique que vous (avec tout ce que cela sous entend comme contraintes) réussit à être beaucoup plus profitable. A quoi est-ce du et pensez vous que les coûts de production au sol y sont pour quelque chose?

Je vous remercie.