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Communiqué 29/08/2012

Suspension du projet de Canal Seine-Nord Europe : une décision incohérente et néfaste pour l’emploi et le développement durable !

« Aujourd’hui les masques tombent : la prétendue « continuité de l’Etat » sur le projet de canal Seine-Nord, abondamment mise en avant par les candidats socialistes lors des récentes élections législatives, en particulier dans la Somme, n’était comme on pouvait le redouter qu’un écran de fumée électoral ! » déclare Stéphane DEMILLY, député de la Somme.

Ce mercredi 29 août 2012 en effet, en marge de la présentation des résultats semestriels du groupe Bouygues, le PDG de Bouygues Construction, Yves GABRIEL, l’a reconnu publiquement devant la presse : Voies Navigables de France (VNF), établissement public sous tutelle de l’Etat, n’a pas transmis aux groupes Bouygues et Vinci les éléments relatifs à la poursuite du dialogue compétitif, suspendant de facto la procédure de désignation de l’entreprise chargée de construire et d’exploiter le canal. « Je suis persuadé que l’opération ne se fera pas », a par ailleurs ajouté M. GABRIEL.

Pour Stéphane DEMILLY, qui tire la sonnette d’alarme depuis des semaines et interroge en vain le Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT sur ses intentions précises, « si cette suspension, qui constitue déjà un signal désastreux, devait se transformer en abandon pur et simple du projet, ce serait alors une véritable catastrophe pour l’emploi et le développement économique dans les régions concernées par le tracé, déjà durement impactées par la crise. Je pense en particulier aux communautés de communes, aux entreprises, à tous les acteurs locaux qui se mobilisent depuis des années pour accueillir le canal et en tirer le meilleur profit. Ce serait par ailleurs un gaspillage honteux d’argent public au vu des millions d’euros déjà engagés, et un mauvais coup pour l’aménagement du territoire et le développement de moyens de transport alternatifs à la route».

Selon le député de la Somme, on touche là aux incohérences d’un Gouvernement qui fait de l’emploi et du développement durable deux de ses priorités affichées, mais qui est prêt, au mépris d’ailleurs de la continuité de l’Etat, à sacrifier pour des intérêts de court terme un projet qui répond parfaitement à ces deux enjeux majeurs. « Le canal Seine-Nord, ce sont des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects à horizon 2050, ce n’est pas une mesurette conjoncturelle comme la baisse de 3 centimes des taxes sur les carburants pendant 3 mois qui va pourtant coûter 300 millions d’euros à l’Etat» souligne enfin Stéphane DEMILLY, qui va poursuivre sans relâche son combat de 20 ans pour la réalisation de ce projet du siècle.