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Communiqué 21/11/2012

Stéphane Demilly intervient lors de la Table ronde "Biodiversité et collectivités locales"

 Monsieur le Président, mes chers collègues,

« Penser global, agir local ».

Ce principe célèbre, popularisé il y a quarante ans à l’occasion de la première conférence des Nations-Unies sur l’environnement à Stockholm en 1972, est pour moi d’une parfaite d’actualité.

 

Je dirais en effet qu’il faut sans doute plus que jamais agir local, au vu des difficultés énormes auxquelles on se heurte pour penser global.

 

Le récent sommet Rio + 20 qui s’est tenu au Brésil en juin dernier a clairement mis en évidence une quasi-incapacité des dirigeants politiques de la planète à trouver un accord minimum sur le développement durable, dans un contexte de crise économique majeure qui relègue les préoccupations environnementales au second plan.

 

Et puis, reconnaissons que pour nos concitoyens, quand il est déjà difficile d’assumer le quotidien, les enjeux planétaires comme le réchauffement climatique ou la préservation de la biodiversité apparaissent bien lointains.

 

A contrario, la réalité locale est plus accessible à notre compréhension et à nos actions. L’environnement peut se penser localement, à l’échelle d’individus appartenant à un même territoire. Chacun peut davantage s’approprier les enjeux, participer aux décisions, en mesurer les conséquences et en partager collectivement les responsabilités.

 

C’est pourquoi je suis convaincu qu’en matière de biodiversité comme pour tous les autres enjeux du développement durable, les collectivités locales ont un rôle majeur à jouer.

Je ne poserai qu’une seule question précise à nos invités, mais elle me préoccupe vraiment.

 

Cette question est la suivante :

 la France métropolitaine s’artificialise au rythme d’environ 610 000 hectares tous les 7 ans, soit l’équivalent d’un département français moyen. Ce mouvement de grande ampleur entraîne naturellement une perte de biodiversité conséquente.

Le Grenelle de l’environnement, avec la trame verte et bleue, s’est efforcé de définir des outils pour enrayer ce phénomène. Quel regard portez-vous sur cet enjeu et sur les réponses que les collectivités locales peuvent apporter ?