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Question écrite 28/01/2013

Inscription de l’ours polaire en annexe I de la CITES pour interdire le commerce international de l’ours polaire et de ses parties

 M. Stéphane DEMILLY attire l’attention de Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie sur l’inscription de l’ours polaire en annexe I de la CITES pour interdire le commerce international de l’ours polaire et de ses parties. Dans la perspective de la prochaine conférence des parties à la CITES (Convention sur le Commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui se tiendra début mars à Bangkok (Thaïlande), l’Union européenne finalisera ses positions quant aux propositions soumises le mercredi 6 février 2013. A cet effet, la « Coalition Ours Polaire » qui rassemble 13 associations françaises de conservation de la nature et de protection des animaux, exhorte la France à s’opposer  au commerce international des ours polaires et de leurs parties en soutenant l’initiative américaine – soutenue par la fédération de Russie – visant à inscrire l’ours polaire à l’annexe I de la CITES. Alors que plusieurs Etats membres de l’Union européenne dont l’Allemagne et l’Autriche se sont d’ores et déjà positionnés en faveur de cette proposition, la France garde le silence. Pourtant, la demande internationale pour les parties d’ours polaires – telles que les peaux – est en expansion alors que l’espèce est déjà gravement menacée par la perte de son habitat due au changement climatique et par d’autres facteurs environnementaux. Au Canada, cet engouement encourage une hausse de quotas de chasse au sein de populations d’ours polaires déjà fragilisées. Le commerce international des ours polaires et de leurs parties représente une menace sérieuse pour l’espèce. Il doit être interdit et la CITES offre cette possibilité. L’avenir de cette espèce emblématique est sombre. Les scientifiques prédisent que les 2/3 des ours polaires pourraient disparaître d’ici à 2050. C’est pourquoi, il lui demande de lui indiquer la position du Gouvernement en la matière.