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Question écrite 06/03/2013

Reconnaissance de la profession de sapeur-pompier comme profession à risques

Stéphane DEMILLY attire l’attention de Monsieur le Ministre de l’Intérieur sur la reconnaissance de la profession de sapeur-pompier comme profession à risques. La protection des biens et des personnes dans les communes de France est assurée et assumée par les sapeurs pompiers. Malgré l’absence de reconnaissance de leur métier comme profession à risques et l’immobilisme de l’Etat à l’égard de cette situation, ces femmes et ces hommes, investis dans leurs missions continuent d’œuvrer sans se démobiliser dans un contexte sociétal difficile. Force est de constater que la pauvreté gagne toujours plus de terrain et que la délinquance, la violence et les trafics en tout genre progressent encore plus vite. Les sapeurs pompiers comme les policiers sont les premiers confrontés à cette dramatique situation générale qui engendre des situations particulières et personnelles tout aussi dramatiques. La réalité sociale de notre pays est leur réalité professionnelle quotidienne. En faisant leur métier, ils interviennent chaque jour dans certains quartiers difficiles, véritables camps retranchés et zones de non droits où l’Etat n’existe plus. Aussi, pour tout cela, il est inadmissible qu’encore à ce jour leur métier ne soit pas considéré officiellement comme étant une profession à risques. La question de cette reconnaissance va au-delà de la revalorisation financière de leur traitement et de leur régime de retraite, puisqu’elle permettrait en outre aux orphelins des sapeurs-pompiers de bénéficier d’une aide plus importante via l’œuvre des pupilles. Il lui demande par conséquent de lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.