imprimer cette page

Communiqué 06/03/2013

Vente de l’usine Constellium (Alcan) de Ham : Stéphane DEMILLY ne se réjouit pas d’avoir eu raison très tôt

Ce mercredi 6 mars matin, le groupe Constellium (anciennement ALCAN) a informé Stéphane DEMILLY, député de la Somme, de l’offre ferme qu’il a reçue d’OpenGate Capital pour l’acquisition de ses deux usines de Ham (Somme) et de Saint-Florentin (Yonne), spécialisées dans la fabrication de profilés aluminium pour le marché du bâtiment.

 

Le repreneur des deux sites, OpenGate Capital, est un fonds d’investissement américain créé à Los Angeles en 2005 et spécialisé dans l’acquisition d’entreprises de taille moyenne disposant d’un potentiel de croissance et nécessitant une action de revitalisation. OpenGate Capital a investi récemment en France en reprenant plusieurs titres de presse (groupe Fleurus, Arts Magazine, Réponse à Tout) et la papeterie NorPaper.

 

En apprenant cette vente, Stéphane DEMILLY ne se réjouit pas d’avoir eu raison très tôt.

 

Dès l’été 2011 en effet, alors que les dirigeants de Constellium juraient solennellement qu’il était hors de question pour eux de vendre le site de Ham, le député de la Somme, ainsi que le maire de Ham, le conseiller général du canton et le représentant de l’intersyndicale du site, dénonçaient une stratégie cachée visant à « rendre la mariée plus belle » pour mieux la revendre ensuite, au détriment des intérêts des salariés. Pourtant, ils avaient pris l’initiative de présenter deux projets de reprise, portés par des investisseurs crédibles ayant une vraie vision industrielle, projets alors sèchement rejetés sans aucune discussion par la direction de Constellium.

 

Stéphane DEMILLY regrette par conséquent le temps perdu, qui aurait peut-être permis d’atténuer l’impact social d’un plan de licenciement qui a touché 127 des 200 salariés du site de Ham, avec son cortège d’angoisses pour les familles concernées.

 

Plus que jamais par conséquent, il sera vigilant quant aux conditions du rachat de Constellium Ham par OpenGate Capital, en veillant à ce que ce ne soit pas un « coup » financier à court terme au détriment des salariés.