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Communiqué 26/03/2013

Canal Seine-Nord Europe: le Gouvernement veut tuer le projet!

 Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ! 

Les proverbes, c’est bien connu, sont une forme d’expression du bon sens populaire…

A la lecture de l’édition de ce jour du journal « Le Monde », c’est le proverbe bien connu « Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage » qui vient immédiatement à l’esprit de Stéphane DEMILLY.

 

Le grand quotidien du soir s’est en effet procuré en exclusivité la synthèse du rapport sur la faisabilité du Canal Seine-Nord Europe, commandé en septembre 2012 par le Ministre des Transports au Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD) et à l’Inspection Générale des Finances (IGF)…et ô surprise ! ledit rapport conclut qu’il faut revoir l’ensemble du dossier !

 

Coût du projet sous-évalué, montage financier en partenariat public-privé intenable, bénéfices environnementaux douteux, cohérence avec le développement du fret ferroviaire discutable, mobilisation des fonds européens sur ce dossier trop importante au détriment d’autres projets français…rien ne trouve grâce aux yeux du rapport du CGEDD et de l’IGF !

 

C’est désormais une évidence : tous les gouvernements successifs qui, depuis plus de vingt ans, ont fait avancer le projet étape après étape et en ont confirmé la pertinence, y compris le gouvernement JOSPIN qui a choisi le tracé du canal en 1997, étaient totalement incompétents…

 

Les élus locaux de tous bords et les acteurs économiques qui attendent désespérément l’arrivée du canal ? De doux rêveurs, bien sûr…

 

L’Union Européenne, pour qui c’est un projet majeur pour le continent européen et qui est prête à monter sa participation à hauteur de 30% du coût des travaux ? De simples technocrates, c’est bien connu…

 

Bref, comme le dit Frédéric CUVILLIER, « c’était un mirage porté au plus haut niveau de l’Etat » !

 

Alors le Ministre des Transports a beau jeu de dire qu’il ne veut pas abandonner ce grand projet fluvial et qu’il faut pour cela tout remettre à plat, pour Stéphane DEMILLY c’est bien à un abandon pur et simple du projet qu’il prépare les esprits, et cela, ironiquement, le jour-même où le tribunal de Saint-Nazaire autorise l’expulsion des opposants à l’aéroport Notre-Dame des Landes, un projet qui, lui, ne fait l’objet d’aucune remise en question et que le gouvernement est déterminé à faire aboutir à marche forcée…

 

« Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage », dit le proverbe…mais le chien est aussi un animal réputé pour ses crocs ! Pour Stéphane DEMILLY, il est hors de question de baisser les bras, et il appelle à la mobilisation générale des territoires et des citoyens !