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Communiqué 27/06/2013

Présentation du rapport de la Commission « Mobilités 21 » : Stéphane DEMILLY fustige l’abandon de la parole publique

 « Quand un projet d’infrastructure a fait l’objet depuis des années de multiples études de faisabilité, toutes concluantes ; quand il a reçu depuis 20 ans le feu vert de tous les gouvernements successifs pour franchir les unes après les autres toutes les étapes administratives nécessaires à son lancement ; quand il a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique qui s’est traduite sur le terrain par des travaux préparatoires, des expropriations, des remembrements, des acquisitions foncières par milliers d’hectares et par des fouilles archéologiques colossales ; quand, en région, on a commencé à former des hommes et des femmes aux futurs métiers liés à son chantier et à son exploitation ; quand, enfin, le feu vert final a été donné par le Chef de l’Etat en personne…quand un projet d’infrastructure a surmonté toutes ces étapes, les citoyens sont en droit de croire avec certitude, sur la foi de la parole publique, que ce projet sera réalisé…et pourtant, cet après-midi, le rapport de la commission « Mobilités 21 » a prouvé que les citoyens ne pouvaient plus croire en la parole de l’Etat ! L’exemple emblématique en est le Canal Seine-Nord Europe, dont la réalisation est renvoyée aux calendes grecques au prétexte d’une énième étude de faisabilité baptisée pour l’occasion « étude de reconfiguration » ! », déclare le député de la Somme, secrétaire de la Commission du Développement Durable à l'Assemblée Nationale.

 

Au-delà, Stéphane DEMILLY dénonce la renonciation à la compétitivité et aux emplois futurs suite à l’abandon de tous les grands projets européens (Canal Seine-Nord Europe bien sûr, mais aussi grands corridors vers l’Espagne et l’Italie…), laissant ainsi l’Allemagne devenir la nouvelle plaque tournante des infrastructures du continent.