Chargement
Sponser

Lors de la séance de Questions Ouvertes Sans Débat du 28 mai, Stéphane Demilly, Député de la Somme, a interpellé la ministre des Solidarités et de la santé sur les mesures d’urgence nécessaires pour lutter contre les déserts médicaux.

Lors de la séance de Questions Ouvertes Sans Débat du 28 mai, Stéphane Demilly, Député de la Somme, a interpellé la ministre des Solidarités et de la santé sur les mesures d’urgence nécessaires pour lutter contre les déserts médicaux.

QOSD – Mesures d’urgence contre les déserts médicaux

28 mai 2019 – 9h30

Intervention de Stéphane DEMILLY

 

Madame la Ministre de la Santé et des solidarités,

Je vais partir d’un cas concret. A Ercheu, commune de 820 habitants dans la 5ème circonscription de la Somme, on « recherche un médecin désespérément » depuis le départ à la retraite du précédent. Et ce n’est pas faute d’implication de la commune que celui-ci se fait attendre. Cette commune a, en effet, investi significativement dans la création d’un local de santé.

Et pourtant…

Cette situation n’est qu’un exemple parmi d’autres mais elle est symptomatique de ce qui se passe dans de nombreuses communes et plus uniquement, d’ailleurs, dans les petites communes.

En dépit des efforts déployés notamment en terme de construction d’infrastructures flambant neuves, régulièrement de nouvelles communes sont privées de praticiens.

On constate donc que ce type d’incitation ne suffit pas à lever les freins à l’installation de nouveaux médecins.

  • Alors que les conséquences de cette absence de médecin sont bien connues. Je ne citerai que le renoncement aux soins, l’allongement des distances à parcourir et des délais de prise de rendez-vous ou encore la saturation des urgences qui apparaissent souvent comme l’unique recours.
  • Alors qu’aujourd’hui, un français sur dix vit dans un désert médical et que 47 % des médecins généralistes ont plus de 55 ans.

Madame la Ministre, il est urgent d’agir !

On ne peut pas uniquement compter sur la hausse du numerus clausus. L’arrivée de médecins nouvellement formés ne permettra pas, à elle seule, de pallier les prochains départs à la retraite ni de faire face à l’augmentation des besoins liée au vieillissement de la population.

Je ne parle pas là d’un problème nouveau. Au contraire même, la situation est bien connue et la sonnette d’alarme a déjà été tirée à de nombreuses reprises. Mais, plus nous attendons, plus la situation s’empire.

Alors, Madame la Ministre, comment ? Quand ? Quelles mesures d’urgence vont être déployées pour enrayer ce phénomène au plus vite, pour ne pas laisser de cabinet médical vide et permettre un accès effectif aux soins pour tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *